VOYAGE AU COEUR DE LA PSYCHE Connaissance de soi et du monde - Contes Mythes Rêves

Articles de kleiberpat

Maison et sapin de noël-Thomas Kinkade

"Le sapin de Florio" - Conte de Noël

Par Le 26/04/2021

 

LE SAPIN DE FLORIO - CONTE DE NOËL

Il était une fois un petit garçon qui s’appelait Florio. Cadet d’une famille nombreuse, il avait trois frères et trois sœurs. Avec leurs parents, ils vivaient dans un village aux alentours d’une forêt profonde. Chaque fin d’année, lorsque le soleil disparaissait derrière les nuages, et que le jour ressemblait à la nuit, les habitants du village faisaient de grands frais pour célébrer Noël. Et s’égayaient avec gaieté dans l’attente de cette fête merveilleuse.

 

Jeune garçon-FJNavez

Miroir noir reflétant univers

"Le miroir magique" - Conte

Par Le 20/04/2021

 

LE MIROIR MAGIQUE - CONTE

Une femme solitaire vivait au coeur d’une forêt. Sa maison se trouvait dans une clairière, entourée d’un jardin. Un miroir clôturait l’ensemble, de telle sorte que les promeneurs ne pouvaient rien voir: le miroir les réfléchissait et ils finissaient par s’en aller, ne voyant qu’eux-mêmes.

 

Miroir noir reflétant univers

Homme pêcheur-Peinture

"Le pêcheur" - Fiction

Par Le 12/04/2021

 

LE PÊCHEUR - FICTION

Lorsque Aldo se réveilla, le soleil venait de se lever. La ville était encore plongée dans le silence. Il se sentait épuisé. Il tenta de se rendormir. En vain. Résigné, il se leva et se rendit dans la salle de bain. Il se regarda dans le miroir. Aujourd’hui, il avait 40 ans.

 

Homme pensif-Aldo-Peinture

Femme africaine de profil

"Errance" - Rêverie

Par Le 07/04/2021

 

ERRANCE - RÊVERIE

Il était une femme qui avait vécu mille choses. Bonnes et mauvaises, belles et laides, joyeuses et tristes. Toutes richesses lui avaient été données, puis toujours reprises. Elle ne comprenait pas cet implacable mouvement de sa vie, où il n’y avait rien à préserver. Et souvent, elle se retirait dans la solitude et l’obscurité.

 

Femme avec larme sur joue

Homme triste-Peinture

"Bouddha en enfer" - Fiction

Par Le 31/03/2021

 

BOUDDHA EN ENFER - FICTION

Après avoir rangé minutieusement sa chambre, Bouddha s’assit devant une petite table en bois, alluma sa pipe et se mit à tirer mollement sur elle, contemplant les gravures accrochées au mur. Elles se ressemblaient toutes et formaient de parfaits ensembles géométriques. Triangles, carrés ou losanges.

Soudain, Bouddha se leva et se dirigea vers une gravure qu’il venait d’apercevoir légèrement penchée. Il la remit en place. Lorsqu’il fit quelques pas en arrière pour voir le résultat, il remarqua qu’elle penchait à présent vers l’autre côté. Il s’approcha de nouveau et, délicatement, frôla la gravure, retenant son souffle.

Puis il retourna s’asseoir, bourra à nouveau sa pipe, l’alluma et sombra dans une douce rêverie. Dans sa chambre, chaque chose était à sa place. Rien ne dérangeait son ordre établi. Rien ne perturbait sa vie.

Couple soleil et lune

"Le soleil dans tous ses états" - Fantaisie astrale

Par Le 25/03/2021

 

LE SOLEIL DANS TOUS SES ÉTATS - FANTAISIE ASTRALE

Tout était sens dessus dessous dans le ciel: le soleil et la lune s’étaient terriblement querellés et avaient décidé de rompre l’heureuse régularité de leur rythme. Aussi le soleil apparaissait-il à n’importe quel moment du jour ou de la nuit, quand cela lui chantait, et surtout quand il lui était loisible de contrarier la lune.

 

Couple soleil et lune

Gardienne d'oies-Dupré

"La bergère et l'oie sauvage" - Conte

Par Le 19/03/2021

 

LA BERGÈRE ET L’OIE SAUVAGE - CONTE

Il était une pauvre oie sauvage qui vivait dans un enclos, parmi d’autres oies, blanches celles-ci. Cet enclos faisait partie d’un domaine prospère aux alentours d’une demeure princière. Riche d’une herbe verte et nourrissante, il donnait sur un petit lac où les oies pouvaient s’ébattre et nager à leur guise.

La pauvre oie ressemblait en tous points à ses semblables, à l’exception d’un seul: elle avait été achetée et installée dans l’enclos car, murmurait-on, elle était trop vieille pour parcourir le long chemin migratoire des oies sauvages. Ainsi, à force de ne plus voler, elle était devenue très lourde. Ce qui rendait sa démarche grossière et gauche.

Malgré la grâce de son long cou blanc mêlé de gris tendre, on la voyait se dandiner avec maladresse sur l’herbe, et souvent, se laisser bousculer par les autres qui se gavaient des meilleurs carrés d’herbe. Elle reculait alors et s’éloignait tristement, clopin-clopant.

Personne n’aurait jamais prêté attention à cette oie misérable, si, un beau jour, une bergère ne l’avait aperçue et ne s’était prise de sympathie pour elle.

L'arbre-homme

"La voie de l'arbre" - Fiction

Par Le 13/03/2021

Prologue

La voie de l’arbre est la voie naturelle: celle qui laisse agir la nature intérieure et extérieure, qui s’abandonne à sa loi, croît à son rythme, permet aux racines de l'arbre de vie de s’enfoncer et s’étendre dans la terre pour s'y nourrir, et aux branches de s’élever vers le ciel; celle qui accepte les aléas du temps et de la vie, et donne des fruits substantiels et nourrissants pour le corps et l’âme.

Le fruit le plus fécond de l’arbre de vie est la conscience qui, elle aussi, croît naturellement. Il suffit de se soumettre à son rythme personnel de maturation pour devenir humain, et se vivre soi-même dans sa totalité.

 

L'arbre-homme

Matriarche

"La matriarche" - Fiction africaine

Par Le 07/03/2021

 

LA MATRIARCHE - FICTION AFRICAINE

 

Matriarche

 

La matriarche avance d’un pas indolent dans le bush, ouvrant la voie à la femme qui la suit.

La vieille éléphante est lourde et altière. On l’appelle "matriarche", parce qu’elle a beaucoup vécu et conduit de troupeaux à travers la région. Elle a survécu à tout: les famines, les sècheresses, le cruel manque d’eau. Pour les éléphants, l’eau est non seulement un besoin essentiel, mais une bénédiction. Le rituel du bain est irrésistible, pour leur survie et leur plaisir. Le plaisir du jeu, le plaisir de se rouler avec délectation dans la boue, de s’en gorger, s’en barbouiller de leur trompe, puis se replonger dans l’eau avec délice.

Roseau rouge

"La rosière et le menhir" - Fiction

Par Le 28/02/2021

 

LA ROSIÈRE ET LE MENHIR - FICTION

 

"Je me sens si fragile, je ne suis qu’un de ces frêles roseaux qui penchent la tête vers la rivière, dit-elle.

- Et moi, je suis dur et inflexible, une pierre érigée en cette terre depuis des siècles, répondit-il.

- Peut-être y a-t-il en moi tout de même  un peu de force?

- Et en moi un peu de douceur et d’abandon?

- Comment savoir? N’aimerais-tu pas, toi…

- Si, la coupa-t-il sèchement, j’aimerais parfois être roseau, flexible, souple, me livrant au vent et aux caprices de la nature, mais je ne sais pas ce que c’est.

- Tout comme j’ignore tout de la pierre dure qui jamais ne casse, jamais ne se brise, indéracinable…

- Toi aussi, tu l’es à ta manière, indéracinable! l’interrompit-il brusquement.

- Peut-être, répondit-elle vaguement, mais n’oublie pas que l’on a taillé tant de flûtes dans mes rameaux que j’ai l’impression d’avoir voyagé dans le vaste monde et qu’une parcelle de moi réside partout.

- Oui, maugréa-t-il maussade, alors qu’on n’a pas voulu de moi: je ne suis pas taillable! ont-ils prétendu.