initiatique
"Le miroir magique" - Conte
Par
kleiberpat
Le 20/04/2021
LE MIROIR MAGIQUE - CONTE
Une femme solitaire vivait au coeur d’une forêt. Sa maison se trouvait dans une clairière, entourée d’un jardin. Un miroir clôturait l’ensemble, de telle sorte que les promeneurs ne pouvaient rien voir: le miroir les réfléchissait et ils finissaient par s’en aller, ne voyant qu’eux-mêmes.

"Le pêcheur" - Fiction
Par
kleiberpat
Le 12/04/2021
LE PÊCHEUR - FICTION
Lorsque Aldo se réveilla, le soleil venait de se lever. La ville était encore plongée dans le silence. Il se sentait épuisé. Il tenta de se rendormir. En vain. Résigné, il se leva et se rendit dans la salle de bain. Il se regarda dans le miroir. Aujourd’hui, il avait 40 ans.

"Errance" - Rêverie
Par
kleiberpat
Le 07/04/2021
ERRANCE - RÊVERIE
Il était une femme qui avait vécu mille choses. Bonnes et mauvaises, belles et laides, joyeuses et tristes. Toutes richesses lui avaient été données, puis toujours reprises. Elle ne comprenait pas cet implacable mouvement de sa vie, où il n’y avait rien à préserver. Et souvent, elle se retirait dans la solitude et l’obscurité.

"La bergère et l'oie sauvage" - Conte
Par
kleiberpat
Le 19/03/2021
LA BERGÈRE ET L’OIE SAUVAGE - CONTE
Il était une pauvre oie sauvage qui vivait dans un enclos, parmi d’autres oies, blanches celles-ci. Cet enclos faisait partie d’un domaine prospère aux alentours d’une demeure princière. Riche d’une herbe verte et nourrissante, il donnait sur un petit lac où les oies pouvaient s’ébattre et nager à leur guise.
La pauvre oie ressemblait en tous points à ses semblables, à l’exception d’un seul: elle avait été achetée et installée dans l’enclos car, murmurait-on, elle était trop vieille pour parcourir le long chemin migratoire des oies sauvages. Ainsi, à force de ne plus voler, elle était devenue très lourde. Ce qui rendait sa démarche grossière et gauche.
Malgré la grâce de son long cou blanc mêlé de gris tendre, on la voyait se dandiner avec maladresse sur l’herbe, et souvent, se laisser bousculer par les autres qui se gavaient des meilleurs carrés d’herbe. Elle reculait alors et s’éloignait tristement, clopin-clopant.
Personne n’aurait jamais prêté attention à cette oie misérable, si, un beau jour, une bergère ne l’avait aperçue et ne s’était prise de sympathie pour elle.
"La matriarche" - Fiction africaine
Par
kleiberpat
Le 07/03/2021
LA MATRIARCHE - FICTION AFRICAINE

La matriarche avance d’un pas indolent dans le bush, ouvrant la voie à la femme qui la suit.
La vieille éléphante est lourde et altière. On l’appelle "matriarche", parce qu’elle a beaucoup vécu et conduit de troupeaux à travers la région. Elle a survécu à tout: les famines, les sècheresses, le cruel manque d’eau. Pour les éléphants, l’eau est non seulement un besoin essentiel, mais une bénédiction. Le rituel du bain est irrésistible, pour leur survie et leur plaisir. Le plaisir du jeu, le plaisir de se rouler avec délectation dans la boue, de s’en gorger, s’en barbouiller de leur trompe, puis se replonger dans l’eau avec délice.
"L'arbre-cerf" - Fiction
Par
kleiberpat
Le 14/02/2021
L’ARBRE-CERF - FICTION
Il était là depuis si longtemps qu’il ne se souvenait plus de la date de son arrivée.
"Une éternité! se dit-il. Je l’ai bien mérité, ce sanatorium, je n’ai pas été capable de faire attention, de prendre soin de moi et de mes poumons. Au fond, je me déteste..."

"L'initiatrice" - Fiction
Par
kleiberpat
Le 08/02/2021
L’INITIATRICE - FICTION
C’était un jardin regorgeant de plantes variées, d’arbres fruitiers et de fleurs. Au milieu, dans un bassin, évoluait un poisson. Il était l’unique poisson du bassin qu’il partageait avec des grenouilles, des crapauds, des têtards et mille libellules s’ébattant à sa surface. C’était un poisson hors du commun, de la taille d’un chat, aux écailles dorées, et sa tête et ses yeux recelaient parfois d’humaines expressions.

"L'homme occupé et la rose" - Fiction
Par
kleiberpat
Le 03/02/2021
L’HOMME OCCUPÉ ET LA ROSE - FICTION
Ceci est l’histoire d’un homme occupé.
Occupé par un travail acharné, des activités à n’en plus finir, une multitude de personnes qui le harcèlent et le sollicitent en permanence, membres de sa famille, collègues de travail, connaissances, amis.
Si occupé que la vie l’avait effleuré sans le toucher, sans le marquer, sans le transformer. Une épaisse carapace s’était formée autour de lui et parfois, elle était un peu douloureuse. Mais il n’en avait cure.
Le temps passait, filait et le dépassait à grande vitesse. Et lui aussi passait, filait et se laissait dépasser par le temps qu’il tentait en vain de rattraper.
On le voyait se précipiter d’un endroit à l’autre, d’une activité à l’autre, d’une personne à l’autre, et même lorsqu’il lui arrivait de se divertir, son meilleur ennemi, le temps, ne lui laissait aucun répit.